Secret Wars : Il était une fois un Cross Over

Bon aujourd’hui on s’attaque à un gros morceau SECRET WARS par Jim Shooter et Mike Zeck. Une œuvre dont les conséquences en tant qu’histoire fondatrice mais aussi en tant qu’évènement éditorial à transformer en profondeur la maison du grand Stan.

Et pour le coup je n’ai pas été déçu du voyage, ah ça NON !

Pour moi c’est même un sujet épineux, mais pourquoi me demanderez-vous ? Et bien c’est très simple parce que je déteste autant que j’aime ce comics. D’ailleurs la rédaction de cet article a été calamiteuse et m’a demandé beaucoup d’efforts de synthèse.  Le fait que j’ai dû le réécrire 4 fois illustre parfaitement mon état d’esprit.

Tout d’abord il faut savoir que sous mes airs de grands orateurs (oui je me lance des fleurs) je ne me suis impliqué assidûment dans la lecture des comics que depuis peu, à savoir 5 ou 6 ans. Tout ça pour dire que lorsque j’ai pris la décision de m’investir dans ce média bon nombre d’amateurs m’a  vanté les mérites de certains « indispensables » considérés comme d’excellentes portes d’entrées de ce médium.

Ainsi SECRET WARS m’a été en quelque sorte imposé à la lecture parce que c’était « l’évènement éditorial qui à fait passé MARVEL dans l’ère moderne». Et c’est grâce à des œuvres telles que celle-ci, qu’on a eu droit par la suite à des sagas telles que « CIVIL WAR », «L’AGE D’ULTRON » ou plus récemment « INFINITY ».

Ok c’est parti on va voir ça !

secret-wars-heroes

Avant de m’étendre sur « le scénario » il faut que je vide mon sac sur quelque chose , un point en particulier et désolé par avance mais ça ne va pas être très beau à voir.

Mesdames et Messieurs je vous demande d’applaudir le dessinateur Mike Zeck !

Je ne critiquerais jamais un dessinateur eu égard à mes propres talents qui se résument  au célébrissime « bonhomme bâton ». Je sais ce que vous allez dire : « Ouais tu sais faut remettre l’œuvre dans son contexte c’est sorti au milieu des années 80 les techniques et les codes de l’époque n’était pas les mêmes que aujourd’hui ». Et à ça je réponds BLA, BLA, BLA !!!

Mais merde quoi ! On parle là du tout premier Cross Over MARVEL et rien que cela ça en fait une pierre angulaire, une référence dans le monde du Comic-Book. Le dessinateur quel qu’il soit quand il apprend qu’il est choisi pour représenter la maison des idées pour un tel événement il se doit de se dépasser comme jamais et fournir le meilleur boulot de sa vie. C’est limite si la suite de sa carrière n’en dépendrait pas.

Mais qu’est ce que nous pond Mike Zeck : le minimum syndical. Et là je dis et j’assume un NON monumental. A l’époque des artistes talentueux on ne  peut pas dire que ça manquait à l’image d’un John Romita Jr  sur la série régulière X-Men ou même le petit nouveau (à l’époque j’ai dis) Todd McFarlane qui commençait à faire parler de lui et qui me fera connaitre l’orgasme visuel ultime avec son SpiderMan seulement 4 ans plus tard j’en passe et des meilleurs. Mais concernant SECRET WARS comment dire ?

 CA PIQUE LES YEUX !

C’est simple les personnages bien que reconnaissable au premier coup d’œil (encore heureux) sont réduit à leur plus simple expression ou apparence et sont souvent disposés un peu n’importe comment à travers les cases (le découpage scénaristique et le story telling doivent y être pour beaucoup également)

Mentions spéciales aux personnages de Wolverine et de Spiderman qui en plus de ne pas apporter grand-chose à l’histoire ne sont VRAIMENT pas mis en valeur (oui je sais et j’assume ce que vous venez de lire).

Bon ça c’est fait. Mais au fait de quoi ça parle ?

Tout d’abord l’idée de base : Regrouper la quasi-totalité des personnages MARVEL dans une saga épique semble être une superbe idée (remarquez le terme « semble » c’est important).

Cependant une bonne idée ne fait pas forcément une bonne histoire et là on y est en plein. Alors qu’on est en droit d’attendre une histoire épique voire même tragique d’une telle histoire MARVEL nous sert en plat de résistance un conflit gentils contre méchants assez inégal mais surtout (et c’est là que le bas blesse) tellement banal et déjà vu.

Ce qui ne me fait pas dire que le scénario est vide (ce serait méchant) c’est qu’il ne faut pas oublier que la maison des idées s’est vu « forcée » de pondre un scénario « cohérent » mettant en scène l’ensemble ou presque de ses personnages. L’idée de génie de Stan Lee répond avant tout à des impératifs commerciaux et une sombre affaire de vente de jouets MATTEL….. Dans le style idée du siècle on a vu mieux.

Le pitch de départ est d’ailleurs assez tirer par les cheveux : une entité omnipotente séquestre l’ensemble des nos super-héros et super-vilains préférés sur une planète « patchwork » (c’est son nom littéral dans le comics) et décide de faire une partie de warhammer avec eux. Il promet d’ailleurs monts et merveilles au Last Stand One parce que …. Ben on en saura rien de plus alors TA GUEULE !

Mais Le principal problème de ce comics est pourtant ailleurs. Il s’agit de ce qui fait sa force (paradoxal n’est-ce pas ?) : Le nombre de personnages.

Ils y en a trop !!! Au point que certains malheureusement à l’image de Diablo, Iron Man ou le Docteur Octopus pour les bad guys sont clairement mis à l’écart ou n’ont que peu d’influence sur la trame principale de l’histoire. L’arc narratif est super intéressant en théorie mais ce point en particuliers fait ressortir le coté brouillon et peut être même inachevée de l’œuvre entière.

Est-ce pour cela que MARVEL décida (31 ans plus tard…) de lancer un nouveau Cross Over intitulé SECRET WARS II ? …

Je vous laisse à vos spéculations Je n’en sais rien puisque je ne l’ais pas encore lu…

Ben je ne vais pas en dire plus pour ne pas vous gâcher de plaisir de lecture. Mais pour vous en dire un minimum quand même on se retrouve avec une histoire qui joue aux montagnes russes avec les nerfs car bien que bourrée de bonnes idées l’ensemble (j’ai trouvé) nous laisse quand même sur notre faim. On sent que MARVEL n’avait pas encore « l’habitude » de gérer de tels événements.

Et c’est là que je veux en venir vous avez pu peut être interpréter mes propos jusque là comme de la méchanceté gratuite ou même de la haine mais durant la lecture de cet arc j’ai eu l’impression d’avoir le cul entre deux chaises ne sachant pas vraiment d’une part ou le scénariste voulait en venir et d’autre part l’éclate totale grâce à quelques fulgurances de certains personnages Klaw et Mother fuckin’ Fatalis (comme aime l’appeler Rétro Phil) en tête.

Vous savez comme j’ai écris plus haut lorsque j’ai lu ce comics ma découverte de ce média était tout à fait récente. On m’en a tellement parler que je m’en suis fait une sorte de fantasme et le retour à la réalité à été « compliqué ». Je pense que toute cette « propagande » dont j’ai été victime et les trop grandes attentes que j’en avais m’ont finalement un peu trompé sur la marchandise. Mais attention ne me faite pas dire ce que je n’ais pas dit : Ce comics est bon peut être pas aussi excellent que ce que j’aurais voulu mais BON !

Ce comics en fait, c’est un peu comme la première expérience sexuelle (une image vaut plus que 1000 mots … n’est ce pas ?)

On s’attend à un truc génialissime, on s’en fait toute une montagne et lorsqu’on le découvre on a cette sensation bizarre de pas trop savoir quoi faire ou penser, on fait même peut être face à une certaine « déception » mais on y repense toujours avec une tendresse toute particulière. Voila exactement comment je me remémore cette  histoire.

C’est pourquoi je vous conseille (malgré tout) vivement la lecture de cette histoire qui m’a mis, comme vous l’avez compris, dans tous mes états.

 


Panini comics
Les guerres secrètes
Dessin : Bob Layton / Mick Zeck
Scénario : Jim shooter
date de sortie ( dernière RÉÉDITIONS ) : 16 janvier 2016

 
 

Published by

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *